UTMB 2012

Distance : 168 km
Dénivelé : 9 600 m D+
Finishers : Laurent, Patrick, Philippe, Thierry

Le site de la course > http://www.ultratrailmb.com/page/20/Presentation.html

Finisher UTMB 2012: Laurent, Thierry, Patrick, Philippe

Finisher UTMB 2012: Laurent, Thierry, Patrick, Philippe

Zeteam au complet dans les rues de Cham ce Jeudi 30 Aout PM, Bruno est dans les starts, départ 7h pour la TDS.

On retrouve Marcello –Alcatel- qui vient d’Argentine pour l’utmb. 14h : pizzéria : Impossible de se rendre sur le village exposant….il pleut…on traîne, on va, on vient.

Une visite chez technique extrême, un tour dans le nouveau magasin Queshua, on entre chez North Face juste pour s’assurer que les prix y sont toujours aussi élevés. On perd du temps et ça nous permet d’évacuer le tit stress des jours qui précèdent le départ.

Ah ! nouveau resto le soir, choisi au pif, et belle découverte : cadre grand chalet en bois, service jeune et …charmante et fort bien mangé ma foi.

Chacun son hôtel cette année, on est éparpillé. Le jeudi se passe en guettant les nuages, à l’affût d’un bulletin météo… et on pense à Bruno car la nuit est annoncée « humide et fraîche» On tente de se brancher sur le suivi online, c’est Thierry qui nous donne les infos par sms, ça semble chaud pour Bruno, va falloir filer serré avec les barrières.

Vendredi matin, vérif sac, re-vérif sac. Patrick et Laurent se retrouve en fin de matinée, il pleut..11h30 : un sms tombe : UTMB modifié, parcours de repli…à suivre. On se retrouve pour un plat de pâtes avalé avec peu de plaisir.

Longue après-midi : il pleut. Allongé sur un lit ou dans la voiture, se reposer, attendre, se dire que le luxe, c’est de s’ennuyer à rien faire en attendant le départ … c’est long …

17h, on repasse vers la « cantine », pour grignoter un bout de fromage, une compote, un coca. Il pleut presque plus. Allo, rdv derrière la caisse d’épargne pour regagner le sas de départ. On a juste le temps d’y retrouver Bruno fort déçu de sa mise hors délai au Cormet de Roselend.

18h30, on y est, et le départ va être décalé, cause, le 1° de la CCC est en train d’arriver, il est à 1km de l’arrivée. Mazette, 3mn plus tard, il est là : lui, il fait le dernier kilo en 3 mn !

19h, il fait 3 gouttes, à nous, c’est parti pour 120bornes, 6000mD+ mais en restant en France et sans passer au dessus des 2000m d’altitude cause neige abondante.

On fait les 3-4 premiers kilos sans la veste, mais il faut se résigner, c’est parti pour rincer. Comme à l’habitude, ZeTeam est au top pour cet exercice. On croirait un ballet de synchronisation, pause pipi, veste gtx, dans les mêmes mouvements et le même timing. Nous repartons. Les Houches : il pleut, tiens, ça rappelle 2010.

On attaque la montée vers voza, l’eau ruisselle, on fait semblant de ne pas s’en apercevoir, on suit le gars qui est devant, tête baissée, sans parler. A l’approche des herbages, l’équipe zeteam se met en place : 2° arrêt « toilette » ! ça c’est une équipe ! Contrôle, point de passage, gros ballon lumineux dont on aperçoit à peine le « allo » quoi (dirait nabilla). Satanée descente vers St Gervais sur des pistes de ski herbeuses qui, une fois mouillées se transforment en vrai patinoire. J’l’aime pas cette descente !

St Gervais, c’est la fête à la grenouille, il pleut, ça change pas ! on a perdu Thierry dans la descente, pas de souci, on le connait le bougre. Tranquille vers les Contamines, ce passage ne présente pas de réelle difficulté, on déroule, on sait que les difficultés commencent après Notre Dame de la Gorge. J’entre dans le ravito des Contamines ; françois DHaene aussi, mais lui, il a déjà bouclé ! le salaud ! je constaterai plus tard la raclée qu’il nous met quand j’y rentrerai 4h20 plus tard ! La chapelle est éclairée, comme d’hab, le feu crépite malgré la pluie, on s’y réchaufferait presque si on avait le temps.

Montée vers la Balme, longue montée dans la nuit noire vers la Balme, Philippe décroche un chouille. Ravito de la Balme en plein air, juste abrité d’une bâche, ça caille menu, 3 mn d’arrêt, faut repartir, on tremble. Philippe et Thierry se retrouvent à Balme et remettent en route. Il nous faudra 10mn pour nous réchauffer, juste le temps d’atteindre la neige sur les chemins, avant de sentir la neige tomber sur nos vestes capuchonnées. On avait les pieds mouillés, là, on commence à les avoir glacés.

Chemin en balcon, éboulis de cailloux, passages dans l’herbe où il n’y a plus de sentier mais ou on suit la rubalise. Le silence est d’or. Tout doux, on retrouve des pistes de ski. On est où ? au-dessus des Conta ? longue longue descente sur ce qui doit être une piste verte, on peut dérouler tranquille. Devant, une fille avec un phare sur le front, on se tiendra compagnie jusqu’aux Conta, elle est réunionnaise, finisheuse de la Diag. Valeur sure. Je lui donne 30 ans, elle me dit bien bien plus. Bon, c’est vrai pas sexy l’équipement d’un traileur équipé de pied en cap pour la pluie…

Ravito des Contamines, bis. Grosse déception pour tous de se retrouver de nouveau ici. Je trouve curieusement que les visages des coureurs sont passablement fatigués. Sans doute la fatigue de la nuit avec les conditions météo dantesque et aussi une forme de perte de motivation et de détermination. Décidément ce parcours de repli, ce n’est pas la meme chose. C’est moins glorieux, moins le grand affrontement contre la nature.

Au meme moment, dans ce froid glacial et venté, Sébastien Chaigneau se gèle la cornée des yeux du coté d’Argentière. Lourd tribu à la course.

ZeTeam se regroupe donc sous les tentes des Contamines, après l’accordéon habituel de début de course. Patrick et Laurent repartent les premiers, prets à en découdre avec la fin de la nuit, toujours sous une pluie soutenue et surtout un froid qui pique les doigts. Thierry et Philippe suivent après une bonne collation chaude. Par ici la bonne soupe de vermicelles avec les mains qui enserrent bien le bol.

Belle cote brutale en sortie des Contamines puis on déroule tranquillement vers la Villette. La montée qui suit vers Bionassay puis le col de la Voza est gorgée d’eau, les racines sont particulièrement glissantes, mais avec l’arrivée du jour blafard, la pluie cesse, remplacée par un crachin et brouillard humide. C’est toujours ça de pris.

La Voza donc, on traverse les rails du train qui monte vers le nid d’aigle puis le Mont Blanc. Habitude parisienne de regarder à droite puis à gauche si pas de train. A cette heure et avec ce temps, pas trop de risque. C’est presque dans la bonne humeur que l’on arrive à l’hotel du Belvédère.

Ce qui suit va vite nous faire déchanter et redevenir grognons : une descente raide vers les Houches dans un bourbier sans nom. Un bain de boue continue sur 600m- de descente. Par moment, la boue arrive à mi-mollets, pas d’échappatoire à droite ou à gauche. Enfin une portion de route après cette séance thalasso. Nous claquons les chaussures pendant des kilomètres pour gicler la boue restante.

Ravito des Houches. Again. Petit matin triste en vallée de Chamonix, plafond bas, limite neige bien visible vers 1800m. ZeTeam se reforme et restera maintenant ensemble jusqu’au bout. En sortant du ravito, on plonge vers l‘Arve, petits coups de fil à la maison, tout va bien, nous sommes des warriors, nous irons jusqu’à Cham. Remontée vers le Dieu-Christ, statue monumentale qui domine l’entrée de la vallée rive droite. De petite patates en descentes, nous remontons donc la vallée, passons Les Bossons, Chamonix, La Flégère, Les Tines par le balcon nord. Le train est devenu vraiment pépère, nous discutons tranquille, petites séances photo improvisées, refaisant la course 20 fois et sans doute 50 fois que si il avait fait beau, on aurait fait un malheur sur la boucle. Frustration, quand tu nous tiens… .

Maintenant on voit bien Argentière juste en-dessous, le ravito doit etre par-là. Tranquillou. Quelle erreur !, et merci Michel Poletti. Barre à gauche pour une belle montée surprise de 500m+. Lacets sans fin, mais ou va-t-on finir ? au sommet des Aiguilles Rouges?. Tout ayant quand meme une fin, le sentier fini par virer vers la droite et nous attaquons la descente vers Le Tour puis maintenant pour de vrai, Argentière. Petite pose rapide à Argentière dans un petit vent bien froid ; Plaisir de voir ici Valérie et les gars, Luc est en récup de sa nuit dantesque sur la CCC, avec un passage de Bovine qui restera dans les annales polaires.

Bon aller les gars, maintenant on boucle le parcours. Descente tranquille donc en fond de vallée, le soleil faisant même son apparition, nous allons finir en tee shirt.

Les 2 derniers kilomètres sont avalés au petit trot, dommage, il n’y a pas de petit groupe devant nous pour un dernier challenge. L’arrivée reste de toute façon mémorable, les rues de Chamonix sont chargées et nous paradons entre les rangées de visiteurs.

Dernière ligne droite, ZeTeam s’aligne pour le final, bras hauts. FINISHERS.

ZETEAM

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